Alors que se profile à paris la 21ème conférence des parties sur les changements climatiques, les États africains sont à la recherche d’un consensus à l’échelle en vue d’arrêter une position commune dans la perspective de se faire entendre à Paris. Mais au regard des nombreux échecs enregistrés lors des dernières grandes rencontres climatiques, faut-il autant espérer aboutir à une solution durable au soir de la COP 21 ? Faut-il attendre les financements climatiques avant que les choses ne bougent en Afrique ? Que doit-on faire de notre côté ?

Les solutions pour l’Afrique

Les dirigeants africains doivent se montrer beaucoup plus responsables dans la lutte contre les changements climatiques. Bien vrai, les pays du sud sont victimes des dérèglements climatiques occasionnés loin du continent noir mais l’heure n’est plus aux accusations.

Le changement climatique aura sans aucun doute pour effet d’exacerber les impacts négatifs sur les ressources hydriques et le développement agricole mais, nous nous mettons nous-mêmes dans une situation de grande vulnérabilité en continuant à négliger notre environnement a déclaré Wangari Maathai, dirigeante du Green Belt Movement du Kenya, le 27 octobre 2009 à la Banque africaine de développement.

L’ Afrique doit se doter de politique environnementale adéquate à la gestion durable de ces ressources naturelles. La meilleure solution pour atténuer les effets des changements climatiques en Afrique est la couverture forestière. Il s’agira donc pour les pays africains, forestiers ou non de développer de vaste campagne de reboisement, de contrôler efficacement le commerce du bois entretenu pour la plus grande part par ces mêmes pays industrialisés en collaboration avec nos dirigeants. Lorsque nous manquons de moyen pour faire face à l’adaptation climatique, lorsque les pays du nord peinent à satisfaire les restrictions en matière de dérèglement climatique, alors que le principe du pollueur payeur n’a pas encore trouvé approbation aux yeux de tous, il convient de limiter les dégâts en amont par la promotion d’une gestion durable de toutes ces ressources forestières dont nous disposons.

En effet, les forêts par la séquestration naturelle du carbone dans les sols et dans la biomasse forestière, participent activement à la lutte contre le changement climatique. A l’inverse, leur destruction dans les grands bassins forestiers tropicaux (Amazonie, Congo, Indonésie), contribue à l’augmentation de la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre. La foresterie peut donc contribuer de façon significative aux efforts d’atténuation à l’échelle mondiale, moyennant la réduction de l’empreinte carbonique grâce à l’adoption de stratégies de croissance à faibles émissions et le renforcement du stockage de carbone dans les forêts.

Les interactions entre les forêts et le changement climatique sont donc très étroites (Synthèse Forêt et changement climatique – Direction générale de l’énergie et du climat- novembre 2009).

Cependant, la réalité est tout autre. On passe, en effet, rapidement de ces considérations écologiques à des enjeux politiques et économiques. On présente, d’un côté, les pays du Sud comme étant en possession d’un formidable réservoir de ressources minières, biologiques, exploitées ou susceptibles de l’être, dans le cadre de différents secteurs d’activité (pêche, foresterie, éco-tourisme, bioprospection…), tandis que, d’un autre côté, les pays du Nord seraient détenteurs de connaissances et de savoirs, de sciences et de technique, ainsi que de pouvoirs d’achat et de capitaux prêts à mettre en valeur ces nombreuses ressources et activités.

A bien regarder la manière dont , cette exploitation se fait un peu partout sur le continent , il semble que ce sont ces matières premières extraites à coup de plateformes sur la mer, de dégradation de nos forêts et autres qui, lorsqu’ils ont été transformés et utilisés en Europe ou ailleurs , génèrent en grande quantité du dioxyde de carbone CO2 qui réchauffe à la vitesse V la planète à nos dépends ici en Afrique. Certains diront que nous ne récoltons que ce que nous semons, n’ont-ils pas raison ?