La COP21 qui s’annonce, met en jeu, sinon embrasse beaucoup de termes techniques que beaucoup de personnes qui ne sont pas du domaine peuvent ne pas comprendre. Nous avons donc résumé pour vous les notions essentielles :

Adaptation 

Elle se rapporte aux activités qui rendent les personnes, les écosystèmes et les infrastructures moins vulnérables aux impacts du changement climatique. Elle consiste notamment à bâtir des ouvrages défensifs (digues le long des cours d’eau ou des côtes) pour protéger les zones côtières contre l’élévation du niveau de la mer, à adopter des variétés de cultures résistantes aux sécheresses ou aux inondations, et à améliorer les systèmes d’alerte en cas d’épisodes caniculaires, d’épidémies, de sécheresses et d’inondations. Elle concerne surtout les pays touchés par les changements climatiques comme les pays africains dont le Bénin.

Atténuation

L’ atténuation se rapporte à toute activité permettant de réduire la concentration globale des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Il s’agit notamment d’initiatives visant à renoncer aux combustibles fossiles au profit de sources d’énergie renouvelables telles que le vent ou le rayonnement solaire, ou à améliorer l’efficacité énergétique. L’atténuation recouvre aussi des démarches qui consistent à planter des arbres et à protéger les forêts, ou à utiliser des modes de culture qui évitent de dégager des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Elle concerne principalement les pays émetteurs de gaz à effet de serre.

Bourget

La COP21 aura lieu sur le site de Paris-Le Bourget divisé en trois zones : le centre de conférence, aussi appelé « zone bleue », où auront lieu les négociations. Cette zone est placée sous l’autorité des Nations unies et sera accessible uniquement aux personnes accréditées. Les espaces Générations climat, ouverts à tous, seront des lieux de débats.

CCNUCC

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est un traité international qui a été adopté par plus de 150 pays lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992 au Brésil. Son objectif ultime est de «stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

Changement climatique

C’est le changement à long terme du climat de la Terre, qui est tout particulièrement dû à une hausse de la température moyenne de l’atmosphère dont on considère que la cause tient principalement aux émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines. En brûlant les combustibles fossiles comme : le pétrole, le charbon, le gaz naturel l’homme émet des gaz à effet de serre responsable de ce phénomène.

COP 21 

C’est la 21ème conférence des Parties (« Conference of Parties » en anglais d’où le terme COP). Une Partie est le nom donné au pays signataire de la convention des Nations Unies sur les Changements climatiques (CCNUCCC). » Depuis 1995, la COP réunit chaque année, dans un pays différent, les 196 parties (195 pays + l’Union européenne) qui ont ratifié la Convention, pour faire le point sur l’application de la Convention et négocier de nouveaux engagements. Du 30 novembre au 11 décembre 2015, Paris présidera et accueillera la COP21.

Dioxyde de carbone

C’est un gaz répondant à la formule chimique CO2. C’est le principal gaz à effet de serre anthropique le plus abondamment émis par les combustibles fossiles. C’est aussi le gaz de référence pour la mesure des autres gaz à effet de serre, son potentiel de réchauffement global est donc égal à 1.

Energie renouvelable

Une énergie est dite renouvelable lorsqu’elle provient de sources que la nature renouvelle en permanence. Elle peut être utilisée sans que ses réserves ne s’épuisent. Ces sources sont notamment la lumière du soleil (énergie solaire) et d’autres telles que le vent, la houle, la biomasse, la géothermie et l’énergie hydraulique.

Fonds vert pour le climat

Il a été créé lors de la COP16 à Cancun en 2010 afin d’aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter au changement climatique, ainsi que d’encourager des trajectoires de développement bas-carbone.

Gaz à effet de serre

Ce sont des gaz qui emprisonnent la chaleur une fois dans l’atmosphère. Plus ils sont en grandes quantités, plus ils captent le rayonnement solaire, ce qui chauffe plus la terre, d’où le terme de réchauffement climatique.

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

C’est la principale autorité scientifique en matière de changement climatique. Il a été fondé par les Nations Unies en 1988. Le GIEC rassemble des milliers de scientifiques chargés d’étudier le corpus mondial des connaissances sur le changement climatique et de synthétiser ces données dans ses rapports à l’usage des responsables politiques. À intervalles réguliers de quelques années, le GIEC fait paraître un Rapport d’évaluation. Selon leur dernier rapport de 2013, le réchauffement climatique est « sans équivoque » car il apparaît avec évidence dans l’observation de l’accroissement des températures moyennes mondiales terrestres, des mers et des océans, la fonte généralisée de la neige, des glaciers, de la banquise et l’élévation du niveau moyen de la mer notamment.

INDC

Chaque pays-partie à la CCNUCC a été invité à publier sa contribution nationale ou INDC (« intended nationally determined contribution ») présentant ses mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2025 ou 2030. Le Bénin a publié le sien en Septembre 2015. 

Mécanisme de développement propre (MDP)

Mécanisme défini dans le Protocole de Kyoto, qui permet aux pays développés de financer des projets de réduction ou de suppression des émissions de gaz à effet de serre dans des pays en développement et de recevoir pour ce faire des crédits qu’ils peuvent utiliser pour respecter les limites de caractère obligatoire concernant leurs propres émissions.

Objectif

L’objectif de la COP21 est d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat universel (conclu par tous et applicable à tous les pays), ambitieux pour rester sous les 2°C, flexible en tenant compte des besoins et capacités de chaque pays, équilibré concernant l’adaptation et l’atténuation, et durable avec une revue à la hausse périodique des ambitions.

Protocole de Kyoto

Il a été adopté à la troisième session de la Conférence des Parties à la CCNUCC, qui s’est tenue en 1997 à Kyoto. Mis en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto fixe des engagements chiffrés de réduction aux émissions de gaz à effet de serre aux pays développés pour la période 2008- 2012.Unique instrument international juridiquement contraignant, il a été prolongé jusqu’en 2020.

Société civile

Les représentants de la société civile sont étroitement associés aux négociations et bénéficient du statut d’observateurs lors des COP. Ils sont regroupés en neuf collectifs : milieux professionnels, ONG environnementales, organisations syndicales, peuples autochtones, femmes, jeunes, agriculteurs, instituts de recherche et administrations locales.

Résilience

C’est la capacité à faire face aux perturbations et à revenir à la normale peu de temps après. Elle dépend de nombreux facteurs, dont notamment : la diversité (quand les paysans, par exemple, cultivent de nombreuses variétés différentes, ou quand les économies ne dépendent pas massivement d’un seul secteur), l’adaptabilité (faire preuve par exemple de souplesse dans la gouvernance, avoir la capacité de réagir rapidement au changement), des réserves solides (en moyens financiers, en produits alimentaires, en savoir et en biodiversité, grâce à des banques de semences par exemple) ainsi qu’un fort capital social (avec par exemple des réseaux de décideurs et de sociabilité).

Transition 

La transition énergétique vise à préparer l’après-pétrole et à instaurer un nouveau modèle énergétique, plus robuste et plus durable face aux enjeux d’approvisionnement en énergie, à l’évolution des prix, à l’épuisement des ressources et aux impératifs de la protection de l’environnement.

Vulnérabilité

Au sens général, la vulnérabilité désigne la fragilité d’un système donné face à un aléa donné. Dans le contexte de la COP21 et plus largement des changements climatiques, la vulnérabilité désigne le degré de perception de l’impact des changements climatiques au niveau d’un pays, d’une population, ou même au niveau d’une couche de la société. Par exemple, une population vulnérable est donc une population qui est plus sujette aux conséquences du changement climatique. La vulnérabilité des individus et des communautés est extrêmement variable, de même que l’ampleur de la vulnérabilité des différents secteurs d’activité, des économies, des écosystèmes et des infrastructures. À toutes les échelles, la vulnérabilité est liée à la richesse et au pouvoir : ce sont souvent les gens les plus pauvres et les plus marginalisés qui sont le plus vulnérables. Ceci dit, les catégories aisées et les pays riches ne sont pas immunisés contre les effets du changement climatique.

Documents et sites consultés

  • GIEC, 2011: Résumé à l’intention des décideurs. In: Rapport spécial du GIEC sur les sources d’énergie renouvelable et l’atténuation des effets des changements climatiques [sous la direction de O. Edenhofer, R. Pichs-Madruga, Y. Sokona, K. Seyboth, P. Matschoss, S. Kadner, T. Zwickel, P. Eickemeier, G. Hansen, S. Schlömer et C. von Stechow], Cambridge University Press, Cambridge, Royaume-Uni et New York (État de New York), États-Unis d’Amérique
  • Le changement climatique en Afrique : Guide à l’intention des journalistes. Publié en 2014 par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, 7, place de Fontenoy, 75352 Paris 07 SP, France. ISBN 978-92-3-002234-1
  • http://www.vedura.fr/environnement/climat/rechauffement-climatique
  • http://www.cop21.gouv.fr