Plus on avance vers la COP21, plus les attentes d’un accord sont grandes. Il faut répéter cela, maintenant que le mot accord n’est plus proscrit, mais «à la mode», et mise en scène par les pays industrialisés sur fond d’intentions industriel et économique intéressés. Mieux, optimistes avertis, climatologues aguerris veulent que l’on parle de dernière chance en parlant de COP21.

Nous sommes au bord du gouffre climatique mais nous semblons joyeux d’en avoir enfin pris conscience à Paris ! Que n’a-t-on entendu à propos de la COP21 ? Par celle-ci, nous serait donné un accord grandeur nature qui permettra de limiter les dégâts sur les changements climatiques ? Même si les discours sur un accord, ont été nombreux ; la réalité in fine reste singulière : Accord contraignant ou non?

A ce niveau, un gap se creuse entre les partisans du oui, et les USA, qui eux ne réfléchissent qu’en termes d’impact d’un accord sur leur économie.

L’échec des négociations, après les espoirs suscités par la conférence de Copenhague, a provoqué son lot de controverses sur les responsabilités de cette faillite. C’est donc d’un échec organisé qu’il faut avoir peur, d’un remake de Copenhague, ce qui est envisageable. Tout reste donc à prouver à Paris.

Il faut dire que la prise en compte de la situation climatique actuel relève plus d’une nécessité que d’un devoir moral. Certains pays africains notamment subsahariens subissent désormais les effets d’une crise climatique qui prend sa source dans les pays riches. D’autres insistent, par ailleurs les crises multiformes qui sont liées à la question du changement climatique en Afrique, notamment  la question des réfugiés climatique et économique qu’il va falloir gérer si rien n’est fait pour aider les payer africains à faire face aux changements climatiques.

Il faudra espérer que la COP21 soit un succès, un sursaut d’orgueil de la part des dirigeants mondiaux, ou plus simplement une prise de conscience des enjeux actuels du climat qui dépassent les frontières.

Si elle est un succès, la COP21 sera sans doute une des plus grandes victoires en termes de mobilisation citoyenne et étatique, une victoire collective pour faire face au plus grand défi de notre siècle : Le changement climatique.