Le 31 mai, c’est la fête des mères. Cette date est bien entendu , un moment de célébration de la femme en général mais aussi , mentionnons le, un moment de faire le bilan , d’avoir un aperçu sur le rôle de la femme dans   la société, et surtout une occasion de faire le gros plan , de mettre en lumière ,une sorte d’« enlightening » , sur celles qui se battent pour améliorer leurs conditions de vie dans un monde de plus en plus exigeant et ce pour mieux les célébrer en ce jour , puisque c’est de cela dont il s’agit.

Notre gros plan à nous, s’intéresse à Martine ZANDJANAKOU TACHIN, une enseignante à  l’Université d’Agriculture de Kétou (UAK) et ancienne étudiante du département de Génie de l’Environnement à  l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi .Elle a acceptée de nous dire un mot à l’occasion de cette fête des  mères en particulier et sur cette fête des femmes en général , puisque chaque femme est une mère. Elle s’adresse aux jeunes filles d’aujourd’hui, ce qu’elles doivent faire pour être véritablement femme car comme le disait Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe « On ne nait pas femme mais on le devient ».

Résumé de l’entretien

 

          Les jeunes femmes d’aujourd’hui en effet, doivent être conscientes de leur capacité car, elles ont des capacités qu’elles peuvent utiliser à bon escient pour avancer, réussir dans leur vie et de faire vivre leur famille, et leurs proches du fruit de leur travail. Il faut se rendre à l’évidence : « On ne vole que de ses propres ailes ».

Il faut dire que, aujourd’hui, en ce 21 ème siècle, la femme a beaucoup plus d’opportunités pour atteindre ces objectifs. Elle a beaucoup de chances. Elle n’est plus martyrisée comme auparavant, il suffit maintenant qu’elle sache ce qu’elle veut, s’exprime et aille de l’avant.

Dans ces conditions, il est donc indispensable de profiter du temps et des opportunités .Tout ce qu’on peut faire à un moment donné de la sa vie, il faut le faire et bien. Par exemple, quand j’étais sur le campus, j’étais impliquée un peu partout : dans l’ONG   « Clean up  Bénin » où on nettoyait  la plage, on ramassait les ordures sur le campus,  dans une   association où on ramassait les déchets dans les gazons sur le campus d’Abomey-Calavi, où encore dans la rédaction du journal Héraut (Presse écrite du Campus).

 

Par ailleurs,  en cette fête des mères, j’invite toutes les femmes à devenir indépendante. La femme doit s’affranchir de la tutelle de l’homme .En un mot arracher l’autonomie, non pas pour brimer ou chahuter l’homme qui est avec eux,  mais pour vivre en concertation et mieux, pour montrer aux hommes qu’elles sont capables de beaucoup de chose : c’est essentiel.

En dernière analyse, il importe toutefois de ne pas perdre de vue que, « on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs ».

Les femmes doivent en effet, garder à l’esprit qu’il y a un risque à vouloir la réussite dare-dare, vouloir à tout prix la réussite professionnelle. Lorsqu’on prend mon cas, la réussite professionnelle, c’était mon leïtmotiv. Mais aujourd’hui, par le nombre de  voyages professionnels qui s’imposent  à moi, je suis obligé temporairement de  laisser les enfants malgré qu’ils soient encore tout petit. Si je ne garde pas les yeux ouverts,   je risque d’abandonner mes enfants.

Compte tenu de ces considérations, dans leur élan, les femmes doivent savoir que l’émancipation, l’indépendance aussi à un coût.

Pour conclure, je souhaite une bonne fête à toutes les mères du Bénin. On peut réussir autant que les hommes.

Let’s move foward !!!