A côté du G-20 qui rassemble les plus grandes puissantes économiques de la planète, il faudra désormais compter sur le V-20. Leur point commun: la vulnérabilité face aux conséquences du changement climatique.

Un bloc qui veut se faire entendre  à la COP21

Le V-20 est un groupe constitué des pays vulnérables aux changements climatiques. Il s’agit de pays insulaires, d’îles, d’archipels et de pays à bas revenus. «Nous sommes des pays à bas revenus ou moyens, moins développés, arides, des isthmes, ou des enclavés, des montagneux, des petites îles en développement», a déclaré le groupe dans un communiqué.

Les membres de ce groupe sont entre autres, l’Afghanistan, le Bangladesh, la Barbade, le Bhoutan, le Costa Rica, le Timor oriental, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, Kiribati, Madagascar, les Maldives, le Népal, les Philippines, le Rwanda, Sainte-Lucie, la Tanzanie, le Tuvalu, le Vanuatu et le Vietnam.
Ces pays font remarquer qu’ils seront les plus impactés par les conséquences du changement climatique du fait de leur faible capacité d’adaptation et leurs moyens limités. « En l’absence d’une réponse globale effective, les pertes économiques annuelle dues au changement climatique pourraient excéder 400 milliards de dollars d’ici à 2030 pour les pays du G20 avec un impact surpassant de loin nos capacités locales et régionales», a déclaré Cesar Purisima, le ministre philippin des Finances.

Ces états rappellent également que, du fait de l’augmentation du niveau de la mer, plusieurs îles situées en-dessous du niveau de la mer, seront menacés de disparition et subiront des déplacements des populations engendrant ainsi des réfugiés climatiques dont le statut n’est pas clairement défini au plan international. Ceux-ci comptent bien faire entendre leur voix  sur la problématique majeure du statut des réfugiés climatiques lors de la COP21 qui se tiendra à Paris.

Il faut souligner que les petits états insulaires, avaient fait des requêtes lors de la conférence de Copenhague en 2009 qui portaient sur un objectif d’augmentation maximale de la température moyenne à 1,5°C contre 2° C. A l’époque, cet objectif n’a pas été atteint faute d’un accord global contraignant.